Transcription
1
Monseigneur, nous avons receu la lettre qu’il vous a pleu nous escrire du XXIIIme du mois
2
passé par laquelle vous nous ordonner vous faire entendre les raisons qui nous mènent
3
de faire des empruntz si excessifz comme est de la cotte d’un nommé Jacques
4
Anthoyne Vaborier, cytoyen de ceste ville. Pour response à laquelle nous vous supplions
5
très humblement de croire que nous n’avons cottizé comme aussi il ne se trouve ledit
6
Vaborier soit pour les affaires de la ville, soit pour la guarde d’icelle et autrement ny entendre
7
le charger, sinon également avec les autres habitans au prorata de ce que chacun
8
pour porter ains au contraire, il a esté pendant et depuis les troubles plus
9
soulaiger qu’aucun desdits habitans, encores qu’il soyt de la nouvelle opinion
10
et si obstiné et partial qu’il n’a espargné son bien ny ses moyens pour
11
entretenir et certiffier à son povoir l’exercice de ladite novelle opinion jusques
12
à donner ung champ de terre tout joignant les murailles de la ville pour y faire
13
le cimitière desdits de la nouvelle opinion et à ayder à faire recouvrir le chasteau
14
de Serre affin que ledit exercice y fust faict plus commodément.
15
Monseigneur, nous supplions le Créateur vous donner en prospérité et santé très heureuse
16
et très longue vie. De St Vallier, ce IIe jour de décembre 1572.
17
Voz très humbles et très obiessans serviteurs
18
De Valernod, châtelain
19
Cherin, conseul
